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J’ai travaillé dur pendant mes étude pour pouvoir
décrocher mon diplôme d’ingénieur il y a
10 ans ! Déjà !! A la sortie de l’école,
je me sentais la reine du monde, avec un dilôme d’ingénieur
d'une très bonne école. Je pensais naivement que je
n’avais aucun problème pour intégrer la vie active
et mener une vie facile.
Ma première claque était de devoir attendre 5 mois
avant de décrocher un travail. Eh oui, au bout de 17 ans d’études
assez dures, je n’étais pas prête à cette
première claque, à ce premier échec qui remettait
en cause mon choix. Heureusement que j’ai réussi à
décrocher un travail intéressant dans un grand
groupe pour aller travailler à l’étranger et là
je me suis relâchée avant de recevoir la 2ème
claque qui est d’avoir une proposition pour travailler en France
qui est tombée à l’eau du jour au lendemain pour
des raisons qui me dépassaient.
J’ai pu trouver un autre poste.Et là, début d’un relâchement
qui a duré 5 ans, j’ai bien travaillé mais sans
plus. J’ai fait ce pour quoi j’étais payé
mais je n’ai pas su en profiter pour mieux gérer ma carrière,
mon réseau relationnel… J’ai été
un vrai bateau qui partait à droite et à gauche au grès
des vagues.
Depuis deux ans je commence à comprendre comment fonctionne
réellement une entreprise. Il y avait plein de choses que j’ai
appris à l’école sauf l’essentiel : Communication,
objectifs, gestions de mes ressources y compris le temps, mon argent.
J’ai appris qu’il fallait apprendre à faire face
à l’échec et au succès.
J’ai appris qu’il fallait apprendre à vivre avec
des ennemis dans le monde du travail et faire avec. J’ai appris
qu’un réseau de connaissances peut-être un vrai
support. J’ai appris qu’il fallait gérer son plan
de carrière à 5 ans pour mettre en place tout de suite
les 2 étapes nécessaires pour pouvoir accéder
à cet objectif. Qu’il fallait aimer le changement et
s’adapter aux nouvelles restructurations de notre secteur, et
les nouvelles réorganisation qui sont devenues de plus en plus
fréquentes.
On ne m’a jamais appris tout cela à l’école.
Maintenant j’en suis consciente, mais je connais des personnes
autour de moi qui restent avec ma naïveté de débutante
de l’époque pendant des années même à
50 ans.
Le résultat est que j’ai une grande soif d’apprentissage
que j’essaie du mieux que je peux de communiquer à mes
enfants. Je m’éduque pendant que je les éduque.
Je les observe. J’ai réussi à faire passer beaucoup
de messages, en voici un extrait :
- Je fais toujours un travail proprement
- J’aime faire mes devoirs
- J’utilise mon cerveau
- J’utilise toujours mon cerveau pour émettre
mes propres opinions. Une personne adulte peut avoir tors
- Je n’ai pas peur de l’échec, il faut juste
que je veille à m’améliorer après chaque
échec afin de le transformer en réussite
- J’aime apprendre en permanence
- J’accepte l’idée qu’il y a des personnes
qui vont dire des choses pas très gentilles sur nous, je les
ignore et je me dis ça m’est égal !
Voici un extrait que j’ai trouvé intéressant
d’un site avec des conseils à donner à un jeune
qui commence la vie active. J’aurais aimé démarrer
ma vie avec ces idées en tête. Mais j’ai appris
qu’il ne faut jamais regretter le passé. Je ne regrette
pas ma naiveté du passé, c’était peut-être
une étape nécessaire à mon apprentissage:
NB : j’ai mis en gras les passages importants !
http://ccdf.ca/coach/securityfr/francais/ccoache/e4g_bp.htm
Lorsque les jeunes auront résolu le problème pressant
de se trouver du travail passablement «stable» et valorisant
pour eux, ils vivront un grand soulagement et ressentiront le besoin
de relaxer un peu. Ils ne voudront peut-être pas penser à
poursuivre leur développement personnel ou réfléchir
à leur avenir pour un certain temps. Ils voudront tout simplement
jouir du succès pour lequel ils ont travaillé si fort.
Tout en se permettant de jouir de leur succès, ils auront cependant
besoin de reconnaître que tout ne s'arrête pas là.
Ils mettront leur succès en péril s'ils négligent
de s'occuper de certains des aspects suivants:
- L'apprentissage continu. Pour se tenir à jour dans
leur travail actuel et pour se préparer à leur prochain
travail, les jeunes doivent continuer à apprendre. Il est nécessaire
que le «répit» qu'ils s'accorderont après
avoir quitté votre programme soit bref. Une des activités
de suivi les plus importantes consiste à les aider à
élaborer des plans d'apprentissage qu'ils mettront en pratique
après avoir réussi votre programme. Il est facile de
perdre «l'habitude d'apprendre», et c'est parfois assez
difficile de la reprendre.
- La santé: Une bonne santé nous permet d'être
productif au travail, de bien apprendre, d'avoir des relations solides
et de se sentir bien dans sa peau. Les jeunes peuvent peut-être
fonctionner un certain temps en faisant la fête toute la nuit,
en ayant un régime alimentaire peu nutritif et un mode de vie
sédentaire. Mais même les jeunes les plus actifs souffriront
à la longue des effets du manque de sommeil et d'une mauvaise
condition physique. De nombreux jeunes n'ont pas suffisamment conscience
d'eux-mêmes pour reconnaître l'effet sur leur comportement
du manque de sommeil, de la consommation d'alcool et de drogues, du
manque d'exercices et d'une mauvaise alimentation. Il sera difficile
pour vous à titre d'intervenant auprès des jeunes de
les aider à cet égard après qu'ils ont quitté
votre programme. Cependant, vous pouvez promouvoir, dans votre programme,
le développement d'une attitude saine.
- La connaissance de soi: À moins d'être forcés
de le faire par suite d'une crise quelconque, la plupart des individus
ont tendance à négliger cette dimension qu'est la connaissance
de soi — c'est-à-dire redécouvrir sans cesse qui
ils sont, découvrir de nouveaux aspects de leur personne ou
évaluer consciemment leurs atouts. Comme vous le découvrirez
au fil de ce programme, la connaissance de soi est au cœur de
la plupart des activités axées sur le développement
de carrière. Vous pouvez intégrer régulièrement
à votre programme des activités traitant de la connaissance
de soi, et rappeler l'importance de cette habitude aux jeunes durant
les activités complémentaires.
- Les relations: Il est facile de tenir nos relations pour
acquis. Pourtant, elles constituent un élément important
au développement de carrière (et à la création
d'une vie agréable et profondément satisfaisante). Les
relations fournissent aux jeunes un appui, des conseils, des directives,
de l'information, de l'influence et de l'aide. Si leurs relations
sont solides nourries et maintenues suite à votre programme,
les jeunes auront entre leurs mains une très grande partie
de ce dont ils ont besoin pour réussir.
- L'équilibre et l'intégration: Les personnes
d'âge moyen aiment beaucoup explorer et discuter du concept
de «l'équilibre entre la vie et le travail». Les
jeunes, par contre, semblent guère s'en préoccuper.
Ils réfléchiront cependant aux divers rôles qu'ils
jouent (c.-à-d., partenaire ou conjoint, travailleur, ami,
bénévole, citoyen, père ou mère, enfant,
étudiant) et voudront savoir comment agencer ces rôles
pour vivre une vie satisfaisante.
La question n'est pas d'«équilibrer» le temps
accordé à chaque rôle (il n'est pas question de
s'assurer que le jeune consacre 12,5% de son temps à chacun
de ces huit rôles!). La question est de savoir comment intégrer
chacun de ces rôles afin ceux-ci:
- obtiennent chacun l'attention que le jeune souhaite réellement
leur donner
- soient pleinement joués au moment approprié
(s'assurer qu'un rôle ne nuit pas à un autre rôle
ou que les rôles se confondent ensemble)
- contribuent au cheminement du jeune vers son scénario
vie-travail privilégié
- contribuent à permettre au jeune de vivre maintenant
une vie profondément satisfaisante.
- Gestion des transitions: Les choses changent et évoluent (encore une autre affirmation
des plus évidentes). Tout ce qui est décrit plus haut
nous permet de développer la capacité de faire face
aux changements, d'effectuer des transitions, de réagir efficacement
lorsque les événements semblent tourner à notre
désavantage. Il est maintenant nécessaire d'être
vigilant pour conserver son élan et se tenir au courant de
toutes ces activités. Vous et les jeunes devrez constamment:
- identifier les activités reliées au changement
(la réévaluation de sa situation actuelle, la mise à
jour de l'information et des plans, la préparation d'une stratégie
de départ) et les intégrer comme des activités
normales de sa vie et de son développement de carrière
- anticiper les transitions reliées au travail et à
l'emploi, s'y préparer et s'y adapter efficacement
- reconnaître la valeur de l'apprentissage continu et
le lien qui existe entre l'apprentissage ou le perfectionnement des
habiletés et sa capacité de bien se vendre ou de retomber
sur ses deux pieds (lorsqu'une situation tourne mal, par exemple);
- évaluer son rendement personnel afin de déterminer
ses besoins actuels en apprentissage et gérer son apprentissage
continu;
- reconnaître comment les motivations et les aspirations
personnelles peuvent évoluer avec le temps;
- identifier et gérer les événements extérieurs
qui nous poussent à faire des changements dans notre vie;
- démontrer sa capacité d'autodirection et d'autogestion
dans son processus de développement de carrière;
- savoir créer et utiliser un réseau de soutien
et être un soutien pour les autres;
- identifier les habiletés, les connaissances et les
attitudes transférables d'un rôle professionnel à un autre;
- démontrer les habiletés, les connaissances
et les attitudes nécessaires pour être un bon consommateur
et pour gérer ses ressources financières;
- reconnaître que l'avenir est incertain et pouvoir être
positif face à cette incertitude.
Vous avez déjà lu, sous une forme ou une autre, un
petit quelque chose sur chacun de ces points. Nous les soulevons ici
à nouveau parce qu'ils prennent une autre allure lorsque les
choses vont bien. En effet, lorsque les événements sont
favorables, nous avons tous tendance à relaxer, à réduire
nos efforts, à être moins conscients de notre cheminement
et à présumer que les bonnes choses vont continuer à
se produire d'elles-mêmes.
Eh bien, peut-être que oui, peut-être que non. Savoir
effectuer des transitions et savoir faire face à l'imprévu
de façon efficace, c'est être prêt à toute
éventualité et à tous les soubresauts qui parsèment
votre processus de développement de carrière.
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