Pourquoi trouve-t-on tellement d'avantages à l'échec?
   
 

 

 
   
 
 
 
Votre développement personnel - Conseil de Koubida
 
Fiche: Pourquoi trouve t-on tellement d'avantages à l'échec? (3 Avril 2008)
   
 
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  • Certaines personnes s’accommodent de rester dans l’échec tout le temps même si elles ont les moyens de réussir, partagez-vous cet avis?
  • Qu'avons-nous à gagner à échouer que ce soit dans un cadre professionnel ou par rapport à son image ?
 

Ce sujet me tient particulièrement à cœur en tant qu'individu et en tant maman et éducatrice. J'essaie de prendre conscience moi-même de mon rapport avec l'échec pour pouvoir transmettre les bons messages à mes enfants.

En parcourant un article sur www.psychologies.com, un magazine que j'adore, je me suis dit voilà encore une fois une autre manière d'analyser notre rapport à l'éhec.

Quel que soit notre statut social, nous réussissons des choses et échouons certaines autres. Et pourtant même après beaucoup de succès, il suffit d'un échec pour qu'on perde confiance en soi. E là la chaîne des échecs peut se suivre. C'est le fameux cercle vicieux.

Pourquoi certaines personnes vont rester dans ce cercle et trouvent parfois rassurant d'échouer dans ce qu'ils font ? Voici la réponse de Christophe Fauré , psychiatre et psychothérapeute:

- Nous pouvons avoir tout à gagner à échoue r ! Cela renvoie notamment à la notion de “ bénéfices secondaires ”. Un bénéfice secondaire, c'est tirer un bénéfice (conscient ou non) d'une situation a priori défavorable, mais dont l'arrêt signifierait la perte du bénéfice en question. Un premier exemple : je m'ennuie dans ma vie conjugale… Mais je jouis d'un réel confort matériel grâce à mon conjoint. Ceci est un bénéfice secondaire que je tiens à conserver, même si c'est au prix d'une vie affective sans relief…

- Un autre exemple : être tout le temps en échec (et donc s'en plaindre à qui veut l'entendre) donne un certain statut : celui de victime… Et la victime s'arrangera toujours pour trouver un public bienveillant pour l'écouter et leur témoigner son soutien et son affection : voilà un autre bénéfice secondaire – fédérer autrui autour de soi et de son malheur…

- Néanmoins, votre question renvoie essentiellement à la non-prise de risque , dont le fondement est lui-même la peur. Il y a derrière cela l'idée de se préserver , en ne prenant pas le risque de s'exposer à des situations où on craint de ne pas être à la hauteur . Ainsi, en n'osant rien, rien ne se passe : on est rassuré , mais on se retrouve aussi frustré car rien dans sa vie n'avance – oui : c'est profondément idiot, mais beaucoup d'entre nous fonctionnent sur ce schéma !

- Une autre façon d'envisager le besoin de l' échec est de considérer que ce dernier est peut être plus facile à assumer que le succès ! Il faut en effet assumer la culpabilité (plus ou moins consciente ) face à des proches qui n'ont, par exemple, pas aussi bien réussi que soi dans telle ou telle entreprise, l'échec étant alors un moyen idéal de se saboter soi-même , en s'affranchissant ainsi de la culpabilité . On peut aussi inconsciemment redouter la solitude ou l'exclusion qui découle d'une position de succès , dans un environnement où autrui ne réussirait pas autant et nourrirait même une certaine jalousie…

- Pour continuer votre réflexion sur ce vaste sujet, je vous invite à lire un des ouvrages de Paul Watzlawick : “ Comment réussir à échouer ” et “ Faites vous-même votre malheur ” aux éditions du Seuil. C'est un thérapeute de renommée mondiale, spécialiste de la question du changement et de la résistance au changement . Ce livre sera, pour vous, riche d'enseignements…

Source

Alors cher(e) ami(e) koubidiste, si vous rencontrez un échec, analysez votre réaction, à quelle catégorie appartenez-vous ? Est-ce que vous cherchez inconsciemment à échouer des fois :

•  Pour garder un bénéfice secondaire ?

•  Pour rester dans le statut de victime ?

•  Pour vous préserver, en ne prenant pas le risque de vous exposer à des situations où vous craignez ne pas être à la hauteur ?

•  Pour éviter la solitude ou l'exclusion qui découle d'une position de succès ?

•  Pour vous affranchir ainsi de la culpabilité face à des proches qui n'ont pas aussi bien réussi que vous ?

Si vous avez un commentaire sur ce conseil, ou vous souhaitez partager avec nous votre expérience personnelle sur le sujet, venez le faire dans le forum Koubida: cliquez-ici

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  • Christophe Fauré
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A très bientôt.

Koubida.

Conseils d'une Maman qui cherche à concilier sa vie privée et sa vie professionnelle

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