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Hier soir, en rentrant du travail, je me suis bien énervée avec les enfants. Je me sentais dépassée par les événements. J'ai alors crié. J'ai ensuite regretté amèrement. Je sais que j'ai perdu le contrôle et que c'est un manque de maturité de ma part. D'autant plus que les enfants n'ont rien fait de catastrophique. Juste une hitsoire de rangement de leur chambre. Mais c'est la goutte qui a fait déborder le vase. Ils se sont disputés aussi, et je trouve celà intolérable. Mais franchement est-ce que ça méritait de me mettre dans un état pareil. ce n'est pas certain.
Ce matin, je pense à cet incident avec sourire, qu'est ce qui m'a pris? Ma réaction était démésurée par rapport à la situation. J'en ai discuté avec mon mari qui m'a parlé de prise de recul. Il faut que j'apprenne à prendre du recul, à respirer et à éviter de réagir tout de suite. j'ai besoin d'un moment d'isolement et de réflexion avant de me montrer comme une furie. C'est une scène qui n'est pas agréable. Et en plus, je donne le mauvais enseignement aux enfants. L'idée répandue dans nottre société: c'est forcément qui crie le plus fort qui a raison et qui est le plus fort. C'est ridicule!
Voici donc quelques pistes de réflexion et ce à quoi j'aspire:
- Malgré la multitude de choses à faire, j'apprend à cultiver la lenteur;
- J'évite de réagir à chaud;
- J'attends d'avoir tous les éléments avant le soir et je décide si possible le lendemain;
- Je m'imagine dans un hélicoptère, je suis entrain de m'élever et prendre de la distance par rapport à la situation, je regarde la scène d'en haut, tout me parait petit et je me souviens de la fameuse phrase: rien ne mérite une telle attitude, il y a vraiement beaucoup plus grave dans la vie, cette échappée en hélicoptère va peut-être m'apprendre à prendre du recul;
- Si je dois régler un conflit, j'écoute tous les intervenants, je n'interviens pas, je me donne une séance ensuite toute seule pour mettre tout celà dans un bout de papier, ce sera ma période tampon pour prendre du recul, respirer calmenent, je déciderai ensuite calmement le lendemain après une bonne nuit de sommeil. je suis tranquille car tout est déversé dans le papier, avec mes premières décisions, mais j'attends le lendemain pour en parler avec les principaux interlocuteurs: je serai tout simplement plus détendue et ils auront une meilleure écoute.
- Je pourrais utiliser l'humour qui sert à dédramatiser la situation en allégeant l'atmosphère.
- Je mets l'accent sur le côté positif des choses, je garde mon calme et je blâme l'enfant seulement en privé.
Je sais, tout ça on le sait en théorie, c'est encore plus facile à dire qu'à faire, mais au moins, je me dessine un objectif et une ligne de conduite.
Je me sens déjà mieux, cette fiche m'a permis de prendre du recul! Alors les mamans, respirez profondément, isolez-vous et surtout, ne réagissez jamais à chaud.
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