- Est-ce qu'il vous arrive d'avoir une tâche à faire et de trouver une fausse excuse ou une autre fausse priorité pour la reporter en permanence?
- Vous vous arrangez dans ce cas là pour faire d'autres choses, vous n'avez qu'une envie c'est de retarder le moment où vous allez devoir vous y mettre?
- Remettez-vous au lendemain parce-que vous avez besoin du stress de faire à la dernière minute?
- Vous réussissez à faire votre tâche juste à temps, avec un maximum de stress, mais vous ne vous sentez pas bien pendant toute cette période de report continu?
- Vous vous sentez coupable d'avoir ce comportement, vous jurez qu'on ne vous y reprendra plus et pourtant peu de temps après, vous recommencez?
C’est la fin de l’année, et l’aube d’une nouvelle année. C’est le moment comme d’habitude de faire des projets pour la nouvelle année 2009. J’adore cette période de l’année car je suis à chaque fois remplie d’espoir à l’idée de ce que je vais réaliser l’année prochaine.
Mais cette fois j’ai envie de m’y prendre un peu mieux. Car je suis pleine de bonnes intentions, mais la procrastination, le fait de remettre à plus tard me joue souvent des mauvais tours.
Pourquoi cette procrastination dans mon cas personnel?
C’est souvent devant une tâche immense ou une autre que je n’aime pas que j’ai tendance à avoir ce comportement. C’est assez paradoxal car je préfère dans ce cas ne rien faire plutôt que de me mettre au travail. Même si, pendant ce temps-là, j’ai une petite voix, mon mental, qui me harcèle en permanence car il s’inquiète.
C’est aussi dû à une peur inconsciente du changement. Comme si je me complaisais dans ce comportement alors que je sais de manière rationnelle qu’il est mauvais pour moi.
Prendre conscience de ce qui se passe en nous
Je réalise qu’il est important que j’observe ce qui se passe en moi. Que je me positionne en observateur, sans critiquer, sans analyser, juste constater ce qui se passe en moi. Chaque émotion que je perçois au niveau de mon corps est un indicateur précieux : je sens en moi une irritation ? Une colère ? Une tristesse ? Cette émotion négative m’indique que je ne suis pas en harmonie avec moi-même. Autrement dit, consciemment ou inconsciemment, ce qui m’arrive, ce que je vis en ce moment, mon cerveau l’associe à une souffrance.
Si je me laisse emporter par cette émotion négative, je ne vois plus clair en moi, mais remettre à plus tard par exemple est à court terme un plaisir car je ne me remets à l a tâche ardue tout de suite mais c’est une souffrance à long terme car je finis par devoir faire ce que j’ai à faire sachant que pendant tout ce temps de retard, mon mental n’arrête pas de s’inquiéter et de me polluer l’esprit avec ce que je n’ai pas fait.
Mais encore une fois, ce n’est pas uniquement la raison qui dicte nos comportements et je commence à le saisir de plus en plus, ce sont plutôt nos émotions, nos attitudes face à une tâche. Est-ce que c’est un plaisir ou une souffrance cette tâche que je dois faire tout de suite ?
Notre cerveau associe à chaque geste, chaque tâche que nous faisons un plaisir ou une souffrance. Ceci est différent d’une personne à une autre. Une même tâche peut s’avérer un plaisir pour une personne et une souffrance pour une autre.
Quelle est la marche à suivre alors ?
Eh bien j’ai cherché quelques autres pistes, car je cherche toujours des pistes sur ce sujet-là et voilà quelques pistes intéressantes que je suis entrain d’essayer d’appliquer en ce moment et que j’ai voulu partager avec vous :
a. Observer et prendre conscience:
« La première étape consiste à cesser de se focaliser sur le résultat direct “faire absolument cette chose”, ou “éliminer absolument la procrastination”: l’important est de cesser ce cycle de culpabilité et d’échec qui fait qu’à chaque fois que le problème revient, il est accompagné d’une voix accusatrice et d’un état émotionnel négatif. Il est donc nécessaire de prendre du recul par rapport à votre “défaut”, et, plutôt que de vouloir absolument résoudre votre problème tout de suite, vous placer en observateur et utiliser cette occasion pour mieux vous connaître. Ainsi, vous pouvez commencer par écrire sur une feuille trois moments/activités qui vous font procrastiner, et Retrouver un état de calme et de distance par rapport à votre problème. Une fois que vous pouvez regarder votre problème en face, sans être affecté émotionnellement, agir dessus sera beaucoup plus simple. »
J’aime beaucoup cette idée car je l’expérimente beaucoup en yoga. Au lieu de forcer pour avoir in résultat, je me positionne en observateur passif, cet état d’observateur calme mes émotions et me fait arriver à un état calme et serein. Cette prise de recul me fait arriver à des résultats positifs beaucoup plus rapidement que d’habitude.
b. Connaissez votre ennemi:
Une étape importante dans la prise de distance est de décrire le sentiment désagréable qui se produit au moment de faire la chose que vous procrastinez. Contrairement à ce qu’on croit généralement, l’ennemi à abattre c’est l’émotion négative, et non la chose elle-même. Il n’existe quasiment aucune chose qui soit désagréable en soi L’émotion désagréable que vous ressentez n’est pas réelle: c’est une construction de votre esprit, une association que vous seul avez établie (par une mauvaise expérience antérieure, l’habitude, etc..). Soyez précis dans votre description, et faites attention aux mots que vous employez - ils sont révélateurs de votre manière de fonctionner.
b. Construisez votre propre esprit:
Écrivez à présent la souffrance qui va se produire dans votre vie si vous ne faites pas la chose. Si vous parvenez à créer une souffrance plus grande que celle que vous ressentez au moment de faire la chose, alors vous allez commencer à la faire immédiatement (c’est le déclic qui se passe quand, mis au pied du mur, vous “n’avez plus le choix”: c’est le moment où la souffrance de “ne pas faire la chose” dépasse tout à coup celle de la faire). Pour cela, n’hésitez pas à dramatiser, rendre les conséquences de votre inaction énormes, tragiques. Sachez vous faire peur et vous menacer sans pitié. De même, exagérez dans votre esprit tous les avantages à faire cette chose, avec la même emphase. Plus vous parvenez à être créatif et imaginatif (c’est à dire, à vous laisser aller à ces représentations sans pression aucune) et plus vous allez enclencher des réactions émotionnelles, et par là-même engendrer les comportements que vous voulez.
C’est le grand paradoxe de la procrastination: plus vous êtes détaché de la chose à faire (notre point a), moins cette chose a déjà été procrastinée, et plus vous êtes libres dans vos associations émotionnelles, plus vous arriverez facilement à associer des émotions positives avec cette activité. C’est pourquoi il faut parfois passer par des raisonnements inverses, comme vous ordonner de procrastiner volontairement la chose pour briser votre habitude, et retrouver en un instant votre liberté d’action (et parvenir à faire la chose qui vous résistait depuis longtemps).
Faire tous les jours un petit peu :
Un autre moyen est de se forcer à accomplir une tache quotidiennement, même si vous vous y attardez que 5 minutes. L’important est de créer une habitude. Mieux vaut passer 5 minutes à apprendre quelque chose que 2 heures et ne rien retenir au final. Même si vous ne faites rien durant ces 5 minutes, vous gardez l’habitude de faire la chose. Par exemple, vous pouvez vous fixer chaque jour au moins deux pages à lire. Les jours où vous êtes en forme, vous en lisez 40 à la suite, et quand vous n’avez vraiment pas envie de lire, vous n’en lisez que deux. L’important étant d’en lire au moins deux par jour.
Alors cher(e) ami(e) koubidisites, c’est l’aube d’une nouvelle année, oubliez votre passé et concentrez-vous sur votre avenir. C’est le bon moment pour fixer vos grands objectifs pour cette nouvelle année. Personnellement, j’ai réalisé certains des projets qui me tenaient à cœur, mais je sais que j’en aurai fait plus si je ne souffrais pas de ces remises à plus tard. Mais finalement je réalise que ce malaise est pour moi une bonne opportunité d’éclairer les zones sombres qu’il y a en moi. Clarifier des choses. Me libérer de ce cercle vicieux et faire un pas de plus dans mon développement personnel.
Alors bonne année à vous avec plein de projets d’amélioration de vous-même car vous êtes vous-même le plus précieux des investissements.
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