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Ce matin, sur le chemin de l'école, ma fille a boudé car je ne l'ai pas laissé interrompre sa soeur qui était entrain de parler. Elle s'est véxée, elle s'est arrêtéee en cours de chemin. J'avais deux choix, soit l'ignorer car je suis persuadée d'avoir raison, soit m'arrêter quelques instants pour comprendre ce qu'il y avait derrière cette réaction.
Calmement, je lui ai expliquée que la politesse exige qu'on n'interrompt pas quelqu'un qui est entrain de parler. Mais, cette fois j'ai fait l'effort de comprendre son émotion de colère. En discutant avec elle, je l'ai aidée à mettre des mots sur le sentiment qui la submergeait. J'ai réalisé qu'elle se plaingnaitt car elle n'avait pas assez de temps de parole par rapport à sa soeur qui a, je l'avoue, tendance à monopoliser la parole. Je lui ai alors expliquée que j'ai bien pris en compte sa requête, et que je serai plus attentive à son temps de parole.
Non seulement j'ai expliqué à ma fille la règle de politesse, mais en plus, j'ai pris le temps de comprendre son émotion et de l'aider à la gérer. Mais je suis consciente que pour faire celà, il faut déjà que je gère mon émotion auparavnt. Ne pas céder à la colère parce-qu'elle ne m'écoute pas.
Je dois faire un effort avec ma fille aînée, car elle est de plus en plus jalouse de sa soeur, elle se permet de s'adresser à elle d'un ton autoritaire. Je l'arrête à chaque fois d'un ton ferme, mais je sens que je ne règle pas vraiement son problème, car je n'ai pas encore fait l'effort d'aller chercher au coeur de ses émotions le sentiment qu'elle a vis à vis de sa soeur.
La jalousie entre frères et soeurs ne devrait pas m'alarmer. Elle est normale. C'est leur premier apprentissage de la vie en société.
Mais je pense qu'il faut faire attention quand il y a trop de jalousie. Ceci veut dire qu'il y a souffrance. Et s'il y a souffrance, c'est que l'enfant se sent mal aimé ou qu'il est persuadé que nous parents traitons les enfants de manière différente.
Ce qui est certain, c'est que l'on n'a pas la même attitude vis à vis de l'aînée. J'ai tendance à être plus dure avec ma fille, car dans ma tête elle est plus grande. Et je suis consciente d'être plus souple avec elle.
Nous devons, je pense, apprendre à accépter et gérer nos émotions et celles de nos enfants sans les fuir.
A vos émotions Mesdames!
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